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Aussi bien Diana Krall que Jamie Cullum ou Neneh Cherry peuvent être les têtes d'affiche de n'importe quel festival ; le Heineken Jazzaldia proposera les trois ! De plus, les nouveaux projets de Joshua Redman, Maria Schneider et Donny McCaslin sont du plus grand intérêt, sans oublier le fait que Schneider et McCaslin joueront ensemble une composition de la chef d'orchestre à la mémoire de David Bowie. Diana Krall est une pianiste et une chanteuse exceptionnelle. Son élégance sur scène, son répertoire toujours choisi avec goût et sa qualité indéniable en ont fait l’incontournable du jazz de ces deux dernières décennies. De plus, elle est très inspirée pour choisir ses partenaires ! Pour l’occasion, elle sera accompagnée de Joe Lovano en qualité d'artiste invité, l'un des saxophonistes les plus importants de la scène jazz mondiale, toujours génial quand il dirige ses propres groupes et un accompagnateur de luxe quand il se produit, comme dans ce cas particulier, avec d'autres musiciens. Avec le renfort de Lovano, on peut s'attendre à un concert extraordinaire de Diana Krall, secondée par ses habituels Robert Hurst (contrebasse) et Karriem Riggins (batterie). Jamie Cullum n'a pas besoin d'être présenté à Saint-Sébastien. Il nous a déjà laissé une exquise carte de visite en 2015, lorsqu'il a offert au Heineken Jazzaldia un échantillon étonnant de sa polyvalence à travers trois performances : comme DJ, comme piano solo et accompagné de son groupe. Cullum est synonyme de : gaspillage d'enthousiasme, joie contagieuse, énergie débordante et beaucoup, beaucoup de musique. Il est très émouvant lorsqu'il s'assoit au piano en chantant comme les vieux crooners et il électrise le public lorsqu'il dirige son groupe. Il a commencé très jeune et l’avenir est devant lui ! Maria Schneider se produira pour la première fois au Heineken Jazzaldia et présentera son suggestif projet avec l'Ensemble Denada. Schneider est une chef d'orchestre distinguée et une compositrice qui a obtenu cinq Grammys, saluée par la critique et le public comme l'une des figures les plus décisives du jazz actuel. Seule une musicienne de grande valeur peut diriger un groupe comme l’ensemble norvégien Ensemble Denada, considéré comme l'un des plus innovants d'Europe. Le répertoire de ce groupe est très varié, rythmiquement et mélodiquement, et ses membres ont été soigneusement sélectionnés parmi les meilleurs instrumentistes de Norvège. Donny McCaslin a surpris une bonne partie du public avec sa fabuleuse performance au Heineken Jazzaldia 2017. Ceux qui le connaissaient (il était chez nous en 2016 avec le Steps Ahead Reunion Tour et a participé à Blackstar, le dernier album de l'éternel David Bowie) l'attendaient avec impatience, mais pour ceux qui l'ont découvert, ce fut une révélation. McCaslin possède une vaste expérience dans le monde du jazz ;  il a travaillé avec Steps Ahead, Gil Evans, Danilo Pérez et Dave Douglas, et a été nominé pour le meilleur solo de jazz instrumental aux Grammy Awards 2004. Donny McCaslin et Maria Schneider ont déjà travaillé ensemble et se produiront dans la même session du Festival. La première partie sera interprétée par McCaslin en quintette et la seconde par Maria Schneider avec l'Ensemble Denada. Pour finir, McCaslin se joindra à Schneider et à l'Ensemble Denada pour interpréter Sue (Or in a Season of Crime), la chanson qu'elle a écrite pour Bowie en 2014, grâce à laquelle elle a remporté le Grammy et qui a été le germe de Blackstar. Précisément, c'est Schneider qui a recommandé à Bowie de faire appel à Donny McCaslin pour enregistrer Blackstar. La chanteuse Neneh Cherry a mené une carrière brillante et riche en couleurs, devenant une figure de proue internationale grâce à des chansons comme Woman et 7 Seconds ou à son impressionnante version du classique I've Got You Under My Skin, de Cole Porter. Elle a également impulsé des projets novateurs comme sa collaboration avec le trio de jazz expérimental scandinave The Thing, avec qui elle s'est produite au Heineken Jazzaldia en 2012, ou CirKus, avec qui elle s’est produite en 2007 à Saint-Sébastien. On attend avec impatience la mise en scène de son plus récent album, Broken Politics (2018). Joshua Redman est l'un des saxophonistes les plus charismatiques des années 1990. Il vient présenter Still Dreaming, dont on peut dire avec objectivité qu'il a été l'un des plus accomplis parmi la production de l’année 2018. Il est accompagné d'une formation exceptionnelle : Ron Miles à la trompette, Scott Colley à la contrebasse et Dave King à la batterie. Comme annoncé précédemment, John Zorn reviendra au Heineken Jazzaldia, après le succès incontestable obtenu en 2013, avec son Masada Marathon. À cette occasion, il sera à la tête du Bagatelles Marathon, divisé en deux sessions d'après-midi à l'auditorium Kursaal, l'une le 27 juillet et l'autre le 28 juillet. Ce marathon musical se présente sous la forme de 14 groupes différents qui interprèteront plus de 50 compositions de The Bagatelles, le nouveau livre de musique extensif de John Zorn. Parmi la trentaine de musiciens qui y participeront, citons Mary Halvorson, Marc Ribot, Kris Davis, Julian Lage, Dave Douglas, Joey Baron, Craig Taborn, Peter Evans, John Medeski, Ikue Mori, Erik Friedlander, Mark Feldman, Sylvie Courvoisier, Kenny Wollesen, Trevor Dunn et encore bien d'autres, qui comprennent mieux que personne l’univers créatif de Zorn. D'autres artistes complétant le 54e programme Heineken Jazzaldia seront bientôt annoncés. Les billets seront mis en vente à la mi-février. 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John-Zorn-(photographer-Scott-Irvine)

  Quatorze groupes différents interpréteront plus de cinquante compositions de Zorn en deux sessions, les 27 et 28 juillet 2019 à l'Auditorium Kursaal. Mary Halvorson, Kris Davis, Marc Ribot, Julian Lage, Dave Douglas, Craig Taborn et John Medeski figurent parmi la trentaine d'artistes exceptionnels qui participeront au Bagatelles Marathon. Le Masada Marathon 2013, de format similaire au Bagatelles Marathon, est resté dans les mémoires comme l'un des moments culminants de l'histoire du Festival. John Zorn reviendra à Saint-Sébastien, au Heineken Jazzaldia, après le succès incontestable obtenu en 2013, lors de la 48ème édition du Festival, avec son Masada Marathon. À cette occasion, il sera à la tête du Bagatelles Marathon, divisé en deux sessions d'après-midi à l'auditorium Kursaal, l'une le 27 juillet et l'autre le 28 juillet Entre mars et mai 2015, John Zorn a écrit 300 nouvelles compositions qui ont été rassemblées dans un livre de musique intitulé The Bagatelles. Ce concert spécial au format marathon, divisé en deux sessions, se présente sous la forme de 14 groupes différents qui interprètent plus de 50 compositions de ce nouveau livre musical de John Zorn. Parmi la trentaine de musiciens qui y participeront, on peut noter la participation de  Mary Halvorson, Marc Ribot, Kris Davis, Julian Lage, Dave Douglas, Joey Baron, Craig Taborn, Peter Evans, John Medeski, Ikue Mori, Erik Friedlander, Mark Feldman, Sylvie Courvoisier, Kenny Wollesen, Trevor Dunn et encore bien d'autres qui comprennent mieux que personne, l’univers créatif de Zorn. Le Masada Marathon 2013 a représenté près de cinq heures de musique ininterrompue à l'Auditorium Kursaal, avec une succession de 12 groupes auxquels ont participé la plupart des musiciens mentionnés ci-dessus.  De nouvelles personnalités d’un très haut niveau musical vont se joindre au projet Bagatelles comme par exemple Mary Halvorson, Julian Lage, Kris Davis, Craig Taborn, Peter Evans et John Medeski. Le Masada Marathon a été unanimement salué par la critique et le public a éprouvé la sensation de vivre un moment historique. De nombreux fans considèrent ce concert comme l'un des plus marquants de l'histoire du Festival. Le Bagatelles Marathon part du même concept, mais cette fois le nombre de groupes passe à 14 et chaque groupe jouera entre 20 et 25 minutes. Pour cette raison, il a été décidé de diviser le concert en deux sessions à l'Auditorium Kursaal, les 27 et 28 juillet. Le Bagatelles Marathon est un microcosme fascinant du vaste univers musical de John Zorn, mettant en vedette des artistes de son entourage immédiat ainsi que de brillants jeunes musiciens des domaines du rock, du jazz et de la musique classique, tous protagonistes de la vibrante scène artistique de New York. Les billets pour le Bagatelles Marathon seront mis en vente dès l'annonce du programme complet du 54e Heineken Jazzaldia, qui aura lieu à Saint-Sébastien du 24 au 28 juillet 2019. L'organisation du Festival travaille déjà à la préparation de ce programme et espère pouvoir l'annoncer d'ici février 2019.  
PREMIER CONCERT (27 juillet 2019) (Chaque ensemble jouera pendant 20-25 minutes) DEUXIÈME CONCERT (28 juillet 2019) (Chaque ensemble jouera pendant 20-25 minutes)
MASADA John Zorn (saxophone) Dave Douglas (trompette) Greg Cohen (basse) Joey Baron (batterie) NOVA QUARTET John Medeski (piano) Kenny Wollesen (vibraphone) Trevor Dunn (basse) Joey Baron (batterie)
SYLVIE COURVOISIER AND MARK FELDMAN Mark Feldman (violon) Sylvie Courvoisier (piano) GYAN RILEY AND JULIAN LAGE Gyan Riley (guitare) Julian Lage (guitare)
MARY HALVORSON QUARTET Mary Halvorson (guitare) Miles Okazaki (guitare) Drew Gress (basse) Tomas Fujiwara (batterie) BRIAN MARSELLA TRIO Brian Marsella (piano) Trevor Dunn (basse) Kenny Wollesen (batterie)
CRAIG TABORN SOLO Craig Taborn (piano) IKUE MORI Ikue Mori (eléctronique)
TRIGGER Will Greene (guitare) Simon Hanes (basse) Aaron Edgcomb (batterie) KRIS DAVIS Kris Davis (piano) Mary Halvorson (guitare) Drew Gress (basse) Kenny Wollesen (batterie)
ERIK FRIEDLANDER-MIKE NICOLAS DUO Erik Friedlander (violoncelle) Michael Nicolas (violoncelle) PETER EVANS SOLO Peter Evans (trompette)
JOHN MEDESKI TRIO John Medeski (orgue) Dave Fiuczynski (guitare) Calvin Weston (batterie) ASMODEUS Marc Ribot (guitare) Trevor Dunn (basse) Kenny Grohowski (batterie)
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Le niveau musical a été très élevé, l’un des plus élevés parmi les dernières éditions du Festival, et la réponse du public a été exemplaire, ce qui n'est pas l’exception mais la norme pour cet événement. Le nombre de spectateurs, en cumulant les concerts payants et les concerts gratuits (deux tiers du total), s'est élevé à 171.500. Certains concerts resteront longtemps dans la mémoire des spectateurs. Surtout l'extraordinaire soirée du 27 juillet à la Plaza de la Trinidad. Une première partie avec un trio de maestros en osmose absolue et au sommet de leur art : Dave Holland, Zakir Hussain et Chris Potter. Dans la deuxième partie, une nouvelle venue qui ira aussi loin qu'elle le souhaite, car elle est sans limites tant dans sa technique, sa sensibilité que par sa sympathie scénique : la chanteuse Cécile McLorin Salvant. Elle a eu droit à des ovations d’une foule debout qui avait envahi la place. La journée du 29 n'était pas loin derrière, le point d’orgue du Festival ! Au Kursaal, l'après-midi, Gregory Porter a interprété le répertoire de Nat « King » Cole, avec le soutien d'un orchestre monumental composé de cinquante musiciens parmi les plus brillants du Pays Basque dirigés par Arkaitz Mendoza. Rares sont ceux, voire personne, qui peut recréer la magie de l'incomparable Cole mieux que Porter grâce à sa capacité d’émouvoir, déjà démontrée au Festival. Et à la nuit tombant, nous eûmes Yann Tiersen, dans une soirée intime de piano solo. À La Trinidad, Chick Corea en trio acoustique avec John Patitucci et Dave Weckl, ses deux complices des derniers temps, et Curtis Stigers, l'un des grands vocalistes actuels, l'un de ceux qui mettent le public dans leur poche dès la première note. Le programme de l'Auditorium Kursaal a connu un succès certain grâce à son « carré d'as » : la famille Veloso réunie autour du patriarche Caetano ; Brad Mehldau, qui continue de surprendre même ses nombreux fans, et ne sait même pas lui-même où se situent ses limites créatives ; Kenny Barron, quelle élégance que celle de ce pianiste ! ; le déjà cité Gregory Porter et, enfin, Yann Tiersen, dans une soirée intime de piano solo. La chanteuse Mary Stallings a reçu son Prix Donostiako Jazzaldia avec humilité. Elle a déclaré qu'elle ne se considérait pas comme une grande chanteuse, mais plutôt comme une conteuse d’histoires avec un cœur immense. Cependant, sa place dans l'histoire du jazz est plus importante qu'elle ne le croit elle-même. Cécile McLorin Salvant a avoué son admiration pour elle et l'a invitée à partager un blues sur la scène de la Trini. Auparavant, Stallings avait donné un concert chaleureux et décontracté au Théâtre Victoria Eugenia. Et effectivement, elle chantait avec cœur. L'autre lauréat du Prix Donostiako Jazzaldia était Michel Portal, qui a offert deux concerts : l'un en trio avec Vincent Peirani et Émile Parisien, et l'autre en tant qu'invité par Parisien pour le projet Sfumato. Figure tutélaire des musiciens de jazz basques, le bayonnais Michel Portal est une figure très influente du jazz français et européen, comme pionnier dans l’introduction du free jazz en Europe. Iñaki Salvador et ses cinq acolytes ont rendu un émouvant hommage à Mikel Laboa à l'occasion du dixième anniversaire de la mort de l'auteur-compositeur-interprète basque, figure essentielle de la culture basque contemporaine. Le Théâtre Victoria Eugenia a également été la scène de deux fusions pleines de sensibilité entre musique occidentale et moyen-orientale, grâce à Rabih Abou-Khalil jouant de l’oud (luth) et Naïssam Jalalal avec son nay (flûte arabe). La Scène Verte a été une fois de plus le lieu des concerts les plus festifs et populaires. Parce que c'était une vraie fête celle que le Panaméen Rubén Blades, l'un des musiciens qui ont rendu la salsa populaire, a donnée sur la plage ! Enthousiasmés par l'une de leurs grandes idoles, les latino-américains dansaient avec les européens. Too Many Zooz a montré ce qui constitue la musique urbaine la plus contemporaine, impatiente et provocante. Izaro est la nouvelle star de la chanson basque qui séduit par sa simplicité. Gary Clark Jr. est un monstre du blues. Morgan est le groupe révélation espagnol de l'année dernière. Mikel Erentxun est un précurseur de la pop-rock espagnole. Et Anna Calvi est inclassable parce qu'elle ne veut pas être classée. Chaque jour, le San Telmo Museum accueillait une conférence de Patri Goialde, professeur d'histoire du jazz à Musikene, parlant de manière rigoureuse et stimulante des figures de Duke Ellington, Billie Holiday, Charlie Parker et Charles Mingus. La conférence était à chaque fois suivie d'un concert. Les interprètes ont été des instrumentistes exceptionnels ; entre autres, Conrad Herwig, Carlos Martín, Chris Kase et Andrzej Olejniczak. Les Terrasses du Kursaal, le Nauticool et l'Espace Skoda d'Alderdi-Eder ont plus que rempli leur objectif : de nombreux concerts variés et beaucoup de mouvements de foule dans une atmosphère civique qui rend ce Festival inégalable. À Alderdi Eder, il faut souligner le concert de Trojan Sound System, avec Dennis Alcapone et Dawn Penn, pour commémorer le 50ème anniversaire du label Trojan reggae. En un seul mot, un Festival impeccable. Et il y a déjà une date pour le prochain : du 24 au 28 juillet 2019.   [post_title] => L’exceptionnelle qualité artistique et la réponse enthousiaste du public sont à porter au crédit du 53 Heineken Jazzaldia [post_excerpt] => Le 54e Heineken Jazzaldia se tiendra du 24 au 28 juillet 2019. 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Avec ces atouts, il avait déjà conquis la Plaza de la Trinidad quand il a parachevé sa performance par un clin d'œil à la culture basque, interprétant le Txoria txori de Mikel Laboa au piano. Sobral s'est dit étonné de devoir se produire après Benny Green, l'un de ses musiciens de jazz préférés. À la tête de son trio, Green a offert un concert beau et varié, sans trop s’éloigner du périmètre du classicisme. À l'Auditorium Kursaal, à la tête de son quintet - et quel quintet ! - Kenny Barron a offert un récital qui a enthousiasmé le public. Barron est le plus élégant des pianistes accomplis, sans doute depuis la disparition du très regretté Hank Jones. Cécile McLorin Salvant a offert son deuxième concert au Victoria Eugenia après l'émouvante performance de la veille à la Plaza de la Trinidad. Et c'était encore un autre concert extraordinaire, avec un répertoire différent - elle n'a répété que trois chansons - ce qui montre qu'elle a beaucoup à dire, et tout est bon. La flûtiste Naïsam Jalalal, qui a fédéré autour de son nay (flûte arabe) un groupe qui synthétise l’âme musicale du Moyen-Orient avec celle d'Europe, a aussi beaucoup à dire. D'autres qui se portent très bien sont les membres de Morgan, le groupe révélation espagnol de l'année dernière. Ils ont réuni des milliers de fans dans leur concert du soir sur la Scène Verte, et tout le monde en est reparti joyeux. Le musée San Telmo ne peut accueillir des milliers de spectateurs, seulement deux cents. Chaque jour, il fait le plein de public venu écouter les intéressantes conférences de jazz de Patri Gioalde et les concerts qui s'ensuivent. Hier, la vedette était le saxophoniste polonais Andrzej Olejniczak avec sa réinterprétation de Chopin. [post_title] => Des artistes magnifiques. Tous. [post_excerpt] => Salvador Sobral est radieux. Il sait que c'est son moment et il s'en sort très bien. 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Cécile McLorin Salvant ne peut pas encore être traitée de maestra. Pas encore. Trop jeune. Mais si elle continue ainsi, si elle continue de déployer ce registre vocal avec ce timbre subjuguant, si elle fait des choses aussi émouvantes que cette version impayable d'Alfonsina y el mar dont elle nous a fait cadeau, elle sera vénérée par les générations futures. Cécile McLorin Salvant elle-même a reconnu sa dette envers les grandes chanteuses qui l'ont précédée en faisant monter Mary Stallings sur la scène de la Plaza de la Trinidad pour chanter ensemble un blues. Stallings avait offert le matin un concert fantastique au Théâtre Victoria Eugenia, avec cette élégance scénique des chanteuses de jazz classique. Le Heineken Jazzaldia, qui apprécie le talent exceptionnel de cette chanteuse, moins connue qu'elle ne le mérite, lui décerne cette année le Prix Donostiako Jazzaldia, qui récompense sa carrière musicale magistrale. Le pianiste Brad Mehldau a depuis longtemps obtenu son Master en Excellence Artistique. Sa capacité à continuer d’évoluer et d'atteindre de nouveaux niveaux de sensibilité et de lyrisme étonne même ses inconditionnels, qui sont nombreux, car le Kursaal était bondé. Un autre maestro est Mikel Erentxun, si cela peut indiquer quelqu'un qui montre un chemin et dont, passées les années, l'élève se souvient avec affection et admiration. C'est ce qui arrive à Erentxun ; de plus en plus de musiciens reconnaissent l'influence de son pop-rock sans fioritures. Beaucoup de ses chansons d'il y a vingt ou trente ans sont très fortes et conservent toute leur actualité. Son concert sur la Scène Verte a été vrai un bonheur pour son public inconditionnel et, pourquoi ne pas le dire, pour Erentxun et son groupe aussi, car ils se sont bien « éclatés ». Il y a eu encore d'autres maestros, comme Rabih Abou-Khalil, virtuose du luth arabe, Dennis Alcapone et Dawn Penn, héritiers du reggae que le label londonien Trojan a popularisé il y a 50 ans. Avec autant de maestros et un public tellement appliqué, la troisième journée du 53e Heineken Jazzaldia fut une grande journée. [post_title] => La journée des maestros [post_excerpt] => Maestro Hussain. Maestro Holland. Maestro Potter. C'est ainsi que Dave Holland, Zakir Hussain et Chris Potter s'appelaient l'un l'autre. Avec respect, admiration et entente mutuelle. 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Blues et rock'n'roll coulaient de la guitare de Clark pour le plus grand plaisir de ceux qui s'étaient rassemblés sur la plage à minuit ; le même Gary Clark que nous avions découvert ici en 2012, alors que sa carrière triomphale commençait. Le blues rassemble des gens du monde entier. Mikel Laboa a rassemblé le public basque autour de ses chansons. Ses belles mélodies chantées d'une manière très personnelle et unique réveillaient, et réveillent encore aujourd'hui, des sentiments profonds chez les basques, et chez tous ceux qui ont eu la chance de connaître son œuvre. Laboa nous a quitté il y a dix ans et parmi ceux à qui il manque le plus, Iñaki Salvador est sans doute le musicien qui connaît le mieux son répertoire, puisqu'il a été son pianiste pendant 25 ans. Salvador a réuni un excellent groupe de trois instrumentistes et deux chanteurs pour un concert-hommage qui a ému le public qui remplissait le théâtre Victoria Eugenia. La Plaza de la Trinidad était également pleine à craquer. Tous ensemble pour ovationner Jacob Collier dans sa première mondiale avec un groupe de musiciens ; jusqu’ici il avait construit sa notoriété à partir de vidéos où il jouait plusieurs instruments complètement en solo. Ensuite, nous avons reçu certains des meilleurs représentants de la génération intermédiaire du jazz : des prodiges comme Robert Glasper, Christian Scott et Terrace Marti ; tous ensemble, mais chacun d’entre eux avec sa propre personnalité. Quelle merveille le concert d'Izaro sur la Scène Verte au crépuscule ! Un public de tous âges, des familles entières, tous ensemble pour écouter et être séduits par la sensibilité de cette chanteuse. Comme ils étaient uniques ces moments que nous avons vécus à San Telmo !. Et avec quel civisme culturel, le public a écouté l'intéressante conférence de Patri Gioalde sur l'irremplaçable Billie Holiday avant d’apprécier le concert de Skytrain. Quelle merveille ! ce que le pianiste Marco Mezquida a réussi à minuit au théàtre Victoria Eugenia, avec le répertoire de Ravel. Comme c’était touchant de voir les gens tout l'après-midi et toute la nuit déambuler sur les terrasses du Kursaal. Ici, au Heineken Jazzaldia, il y a tout pour tout le monde. Come together ! [post_title] => Come together ! [post_excerpt] => Allons-y tous ensemble. Les Beatles l'ont dit, et l'extraordinaire guitariste Gary Clark Jr, qui a fait l’une des versions les plus puissantes de cette chanson, a dispersé le message aux quatre vents depuis la Scène Verte. 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Aussi bien Diana Krall que Jamie Cullum ou Neneh Cherry peuvent être les têtes d'affiche de n'importe quel festival ; le Heineken Jazzaldia proposera les trois ! De plus, les nouveaux projets de Joshua Redman, Maria Schneider et Donny McCaslin sont du plus grand intérêt, sans oublier le fait que Schneider et McCaslin joueront ensemble une composition de la chef d'orchestre à la mémoire de David Bowie. Diana Krall est une pianiste et une chanteuse exceptionnelle. Son élégance sur scène, son répertoire toujours choisi avec goût et sa qualité indéniable en ont fait l’incontournable du jazz de ces deux dernières décennies. De plus, elle est très inspirée pour choisir ses partenaires ! Pour l’occasion, elle sera accompagnée de Joe Lovano en qualité d'artiste invité, l'un des saxophonistes les plus importants de la scène jazz mondiale, toujours génial quand il dirige ses propres groupes et un accompagnateur de luxe quand il se produit, comme dans ce cas particulier, avec d'autres musiciens. Avec le renfort de Lovano, on peut s'attendre à un concert extraordinaire de Diana Krall, secondée par ses habituels Robert Hurst (contrebasse) et Karriem Riggins (batterie). Jamie Cullum n'a pas besoin d'être présenté à Saint-Sébastien. Il nous a déjà laissé une exquise carte de visite en 2015, lorsqu'il a offert au Heineken Jazzaldia un échantillon étonnant de sa polyvalence à travers trois performances : comme DJ, comme piano solo et accompagné de son groupe. Cullum est synonyme de : gaspillage d'enthousiasme, joie contagieuse, énergie débordante et beaucoup, beaucoup de musique. Il est très émouvant lorsqu'il s'assoit au piano en chantant comme les vieux crooners et il électrise le public lorsqu'il dirige son groupe. Il a commencé très jeune et l’avenir est devant lui ! Maria Schneider se produira pour la première fois au Heineken Jazzaldia et présentera son suggestif projet avec l'Ensemble Denada. Schneider est une chef d'orchestre distinguée et une compositrice qui a obtenu cinq Grammys, saluée par la critique et le public comme l'une des figures les plus décisives du jazz actuel. Seule une musicienne de grande valeur peut diriger un groupe comme l’ensemble norvégien Ensemble Denada, considéré comme l'un des plus innovants d'Europe. Le répertoire de ce groupe est très varié, rythmiquement et mélodiquement, et ses membres ont été soigneusement sélectionnés parmi les meilleurs instrumentistes de Norvège. Donny McCaslin a surpris une bonne partie du public avec sa fabuleuse performance au Heineken Jazzaldia 2017. Ceux qui le connaissaient (il était chez nous en 2016 avec le Steps Ahead Reunion Tour et a participé à Blackstar, le dernier album de l'éternel David Bowie) l'attendaient avec impatience, mais pour ceux qui l'ont découvert, ce fut une révélation. McCaslin possède une vaste expérience dans le monde du jazz ;  il a travaillé avec Steps Ahead, Gil Evans, Danilo Pérez et Dave Douglas, et a été nominé pour le meilleur solo de jazz instrumental aux Grammy Awards 2004. Donny McCaslin et Maria Schneider ont déjà travaillé ensemble et se produiront dans la même session du Festival. La première partie sera interprétée par McCaslin en quintette et la seconde par Maria Schneider avec l'Ensemble Denada. Pour finir, McCaslin se joindra à Schneider et à l'Ensemble Denada pour interpréter Sue (Or in a Season of Crime), la chanson qu'elle a écrite pour Bowie en 2014, grâce à laquelle elle a remporté le Grammy et qui a été le germe de Blackstar. Précisément, c'est Schneider qui a recommandé à Bowie de faire appel à Donny McCaslin pour enregistrer Blackstar. La chanteuse Neneh Cherry a mené une carrière brillante et riche en couleurs, devenant une figure de proue internationale grâce à des chansons comme Woman et 7 Seconds ou à son impressionnante version du classique I've Got You Under My Skin, de Cole Porter. Elle a également impulsé des projets novateurs comme sa collaboration avec le trio de jazz expérimental scandinave The Thing, avec qui elle s'est produite au Heineken Jazzaldia en 2012, ou CirKus, avec qui elle s’est produite en 2007 à Saint-Sébastien. On attend avec impatience la mise en scène de son plus récent album, Broken Politics (2018). Joshua Redman est l'un des saxophonistes les plus charismatiques des années 1990. Il vient présenter Still Dreaming, dont on peut dire avec objectivité qu'il a été l'un des plus accomplis parmi la production de l’année 2018. Il est accompagné d'une formation exceptionnelle : Ron Miles à la trompette, Scott Colley à la contrebasse et Dave King à la batterie. Comme annoncé précédemment, John Zorn reviendra au Heineken Jazzaldia, après le succès incontestable obtenu en 2013, avec son Masada Marathon. À cette occasion, il sera à la tête du Bagatelles Marathon, divisé en deux sessions d'après-midi à l'auditorium Kursaal, l'une le 27 juillet et l'autre le 28 juillet. Ce marathon musical se présente sous la forme de 14 groupes différents qui interprèteront plus de 50 compositions de The Bagatelles, le nouveau livre de musique extensif de John Zorn. Parmi la trentaine de musiciens qui y participeront, citons Mary Halvorson, Marc Ribot, Kris Davis, Julian Lage, Dave Douglas, Joey Baron, Craig Taborn, Peter Evans, John Medeski, Ikue Mori, Erik Friedlander, Mark Feldman, Sylvie Courvoisier, Kenny Wollesen, Trevor Dunn et encore bien d'autres, qui comprennent mieux que personne l’univers créatif de Zorn. D'autres artistes complétant le 54e programme Heineken Jazzaldia seront bientôt annoncés. Les billets seront mis en vente à la mi-février. 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Author: jazzaldia

cecileMcLorin eta maryStallings Trinitatea
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Allons-y tous ensemble. Les Beatles l’ont dit, et l’extraordinaire guitariste Gary Clark Jr, qui a fait l’une des versions les plus puissantes de cette chanson, a dispersé le message aux quatre vents depuis la Scène Verte.

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